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Le dernier Grand livre du Grand poète Césaire.

 

1 utilisateur inconnu

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Le dernier Grand livre du Grand poète Césaire.

n°58
bumsumuna
Posté le 19-04-2008 à 14:33:05  profil
 

Et comme s’il ne suffisait pas, pour un monde en émoi, un monde en panne d’accélérateur, le plus grand père de la négritude, le négrétissimement ***** négrétissime Césaire Aimé vient de commettre son dernier livre très bien-aimé. N’est-ce pas pour clôturer en beauté la Négritude ? Celui-là sera considéré par tous les grands intellectuels de notre planète, en passant par les ténors de la Francophonie, à la tête de laquelle se hisse inexorablement le Sénégalais Abdou Diouf, comme le plus grand livre à succès jamais livré. Celui-là certainement sera couronné par la plus grande académie du monde, car un grand poète comme celui-ci, ne peut jamais s’en aller sans la moindre reconnaissance universelle. Pour Nicolas Sarkozy, Césaire est en ce jour solennel, voire évènementiel, « symbole d'espoir pour les peuples opprimés », ces derniers qui se retrouvent exactement dans les lagunes de l’incertitude et des fouets et des brimades et de toutes les peines de toute la terre.

Dès ses premiers textes, dans les années 1930, Aimé Césaire a chanté la « négritude », concept littéraire autant que sociologique prônant le retour à l'identité et à la culture noires, et dénoncé l'oppression colonialiste blanche.
Dans ses poèmes : Cahier d'un retour au pays natal, Les Armes miraculeuses, Et les chiens se taisaient, Soleil cou coupé, Corps perdu, Cadastre ou dans ses essais, notamment le célèbre Discours sur le colonialisme, il aura défendu par les mots la fierté et le droit à l'égalité du peuple noir. Il n'est pas anodin de signaler que certains de ses livres avaient été repris en tout ou en partie par des éditeurs québécois. Cependant, ce n’était pas encore le chemin vers la gloire. Il fallait attendre et en attendre patiemment. Et hop ! C’est arrivé. Le livre tant attendu est enfin arrivé.

  Ce dernier livre qui parait ce matin 17 avril 2007 à 7h 20min exactement aux Editions Les Hôpitaux de la mort reçoit présentement tous les hommages et les fleurs du monde des idées à jamais permises. On ne le dirait jamais assez, celui qui avec ses condisciples Senghor et Damas a permis l’éclosion du mouvement le plus humaniste Noir de la période coloniale de la Négritude se hisse sur les toitures de la vie. Le poète, notre père n’est pas décédé. Il reçoit les hommages de ses paires. Il reçoit les hommages non de la Martinique, il reçoit concomitamment celui de l’Afrique, j’allais dire celui des Noirs, pardonnez-moi l’expression, c’est tout l’univers qui se met au gardez-vous pour dire comme un seul homme que l’avenir est devant nous. Comment un si grand homme de la verve et de la trame de l’auteur du Cahier d’un retour au pays natal mourrait-il ? Accomplirait-il ce retour vers les joutes des immersions galopantes ? La veillée dédicace doit maintenant commencer au domicile d’Aimé Césaire. Cet après-midi, Le Grand Livre de toute une vie circulera à travers la ville de Fort-de-France pour un premier hommage des Martiniquais, suivi d’un grand rassemblement au stade Dillon où une grande veillée populaire devrait durer jusqu’à dimanche matin. Une cérémonie se tiendra dimanche après midi avant le décernement du Grand Prix Goncourt de l’Académie de la mort prévue en fin de journée au cimetière Joyaux de Fort-de-France.

Pour un pareil livre, nous poètes, enfants de Césaire disons :

Père sacré saint Césaire !
Apôtre de notre devenir humain bien-aimé
Dans cette humanoïde tissée au fil des temps,
Nous voici à toi, levant nos bras de fabrique de nourritures au clair des lunes
Les lumières se taisaient, revenaient et se taisaient de plus belle,
Comme les yeux des femmes sorcières qui brûlent sur l’arbre sauvage.
Cependant il ne fallait pas en parler
Parce que les soldats nous surveillent, surveillent le seul balancement de nos deux lèvres !
On doit se taire et pour mourir en silence, sans laisser couler le dernier soupir
Qui nous ramènera vers la dernière nuit de notre dernier retranchement.
Nous voici à toi cœur séminal, noyau dur, genèse de notre existence.
De l’Est à l’Ouest et du Sud au Nord                    
Nous pointerons notre cahier sur les parturitions de l’univers
Nous dirons plus haut, ce que les lâches aimeront dire plus bas
Et puis, on verra
Et puis on attendra
Sans jamais désespérer
Nous signerons comme toi notre grand livre à succès
Le grand livre qui nous hissera sur les toits du monde.

GABRIEL HAÏPAM, Poète

n°159
charmante4
Posté le 07-06-2012 à 10:51:53  profil
 

Il y a un certain temps que je n'étais venue sur votre forum et je dois dire que c'est toujours aussi intéressant!referencement site web maroc  

n°161
maemploi
Posté le 23-05-2013 à 00:04:13  profil
 

très intéressant, merci


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France Emploi
n°162
moderateur​ftv2
Posté le 12-03-2014 à 11:42:00  profil
 

Test

n°164
dinoo97
Posté le 16-09-2014 à 16:42:06  profil
 

Merci pour votre présentation et l'éloge du grand Aimé Cersaire, un autre article sur le sujet : aime-cesaire-1913-2008

bumsumuna a écrit :


Et comme s’il ne suffisait pas, pour un monde en émoi, un monde en panne d’accélérateur, le plus grand père de la négritude, le négrétissimement ***** négrétissime Césaire Aimé vient de commettre son dernier livre très bien-aimé. N’est-ce pas pour clôturer en beauté la Négritude ? Celui-là sera considéré par tous les grands intellectuels de notre planète, en passant par les ténors de la Francophonie, à la tête de laquelle se hisse inexorablement le Sénégalais Abdou Diouf, comme le plus grand livre à succès jamais livré. Celui-là certainement sera couronné par la plus grande académie du monde, car un grand poète comme celui-ci, ne peut jamais s’en aller sans la moindre reconnaissance universelle. Pour Nicolas Sarkozy, Césaire est en ce jour solennel, voire évènementiel, « symbole d'espoir pour les peuples opprimés », ces derniers qui se retrouvent exactement dans les lagunes de l’incertitude et des fouets et des brimades et de toutes les peines de toute la terre.

Dès ses premiers textes, dans les années 1930, Aimé Césaire a chanté la « négritude », concept littéraire autant que sociologique prônant le retour à l'identité et à la culture noires, et dénoncé l'oppression colonialiste blanche.
Dans ses poèmes : Cahier d'un retour au pays natal, Les Armes miraculeuses, Et les chiens se taisaient, Soleil cou coupé, Corps perdu, Cadastre ou dans ses essais, notamment le célèbre Discours sur le colonialisme, il aura défendu par les mots la fierté et le droit à l'égalité du peuple noir. Il n'est pas anodin de signaler que certains de ses livres avaient été repris en tout ou en partie par des éditeurs québécois. Cependant, ce n’était pas encore le chemin vers la gloire. Il fallait attendre et en attendre patiemment. Et hop ! C’est arrivé. Le livre tant attendu est enfin arrivé.

Ce dernier livre qui parait ce matin 17 avril 2007 à 7h 20min exactement aux Editions Les Hôpitaux de la mort reçoit présentement tous les hommages et les fleurs du monde des idées à jamais permises. On ne le dirait jamais assez, celui qui avec ses condisciples Senghor et Damas a permis l’éclosion du mouvement le plus humaniste Noir de la période coloniale de la Négritude se hisse sur les toitures de la vie. Le poète, notre père n’est pas décédé. Il reçoit les hommages de ses paires. Il reçoit les hommages non de la Martinique, il reçoit concomitamment celui de l’Afrique, j’allais dire celui des Noirs, pardonnez-moi l’expression, c’est tout l’univers qui se met au gardez-vous pour dire comme un seul homme que l’avenir est devant nous. Comment un si grand homme de la verve et de la trame de l’auteur du Cahier d’un retour au pays natal mourrait-il ? Accomplirait-il ce retour vers les joutes des immersions galopantes ? La veillée dédicace doit maintenant commencer au domicile d’Aimé Césaire. Cet après-midi, Le Grand Livre de toute une vie circulera à travers la ville de Fort-de-France pour un premier hommage des Martiniquais, suivi d’un grand rassemblement au stade Dillon où une grande veillée populaire devrait durer jusqu’à dimanche matin. Une cérémonie se tiendra dimanche après midi avant le décernement du Grand Prix Goncourt de l’Académie de la mort prévue en fin de journée au cimetière Joyaux de Fort-de-France.
Pour un pareil livre, nous poètes, enfants de Césaire disons :

Père sacré saint Césaire !
Apôtre de notre devenir humain bien-aimé
Dans cette humanoïde tissée au fil des temps,
Nous voici à toi, levant nos bras de fabrique de nourritures au clair des lunes
Les lumières se taisaient, revenaient et se taisaient de plus belle,
Comme les yeux des femmes sorcières qui brûlent sur l’arbre sauvage.
Cependant il ne fallait pas en parler
Parce que les soldats nous surveillent, surveillent le seul balancement de nos deux lèvres !
On doit se taire et pour mourir en silence, sans laisser couler le dernier soupir
Qui nous ramènera vers la dernière nuit de notre dernier retranchement.
Nous voici à toi cSur séminal, noyau dur, genèse de notre existence.
De l’Est à l’Ouest et du Sud au Nord
Nous pointerons notre cahier sur les parturitions de l’univers
Nous dirons plus haut, ce que les lâches aimeront dire plus bas
Et puis, on verra
Et puis on attendra
Sans jamais désespérer
Nous signerons comme toi notre grand livre à succès
Le grand livre qui nous hissera sur les toits du monde.


GABRIEL HAÏPAM, Poète


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