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10 MAI

 

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10 MAI

n°14
MissB
Posté le 30-04-2008 à 18:37:39  profil
 

Spécial 10 MAI

n°15
telespec
Posté le 02-05-2008 à 19:39:30  profil
 

Commémoration de l’esclavage
La date du 23 mai reconnue
Dans une circulaire relative à l’esclavage et à l’abolition, le Premier ministre a reconnu la date du 23 mai comme ‘celle de la commémoration du passé douloureux de leurs aïeux qui ne doit pas être oublié’, conformément aux souhaits de nombreuses associations ultramarines.

Gravure représentant une révolte d’esclaves dans la colonie de Saint-Domingue en 1791 © Musée d’Aquitaine/Bordeaux - 22.3 ko
Gravure représentant une révolte d’esclaves dans la colonie de Saint-Domingue en 1791 © Musée d’Aquitaine/Bordeaux
 
Pour tenter de clore la polémique sur le choix du 10 mai pour commémorer l’abolition de l’esclavage dans l’Hexagone, le gouvernement a ajouté une autre date, le 23 mai, pour que les habitants de métropole issus de l’Outre-mer puissent commémorer le « passé douloureux de leurs aïeux ».

Le 10 mai contesté
Dès avant la décision officielle, annoncée en janvier 2006, le choix du 10 mai avait été contesté par les principales associations de Français originaires d’Outre-mer. Mais le président Jacques Chirac avait finalement retenu cette date en suivant les recommandations du Comité pour la mémoire de l’esclavage (CPME), présidé par l’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé.

Le comité avait suggéré de retenir cette date, celle de l’adoption en 2001 par le Parlement de la Loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité, loi portée à bout de bras par la députée guyanaise Christiane Taubira.
« Je souhaite que, dès cette année, la France métropolitaine honore le souvenir des esclaves et commémore l’abolition de l’esclavage », avait déclaré M.  Chirac. « Aucune date ne saurait concilier tous les points de vue. Mais ce qui compte, avant tout, c’est que cette journée existe », avait-il justifié. Il n’avait toutefois pas réussi à calmer la polémique, des associations et des partis politiques militant pour le 23 mai, date d’une marche qui avait réuni en 1998 à Paris environ 40.000 Français originaires des Antilles, de Guyane et de la Réunion.

Refusant un choix « inique », le professeur Serge Romana, président du Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), association nationale défendant la mémoire des victimes de l’esclavage colonial, avait démissionné du CPME. Et bon nombre d’associations « domiennes » continuaient à boycotter la date du 10 mai, jugée illégitime.
Sept dates commémoratives
Dans une circulaire du Premier ministre parue vendredi 2 mai au Journal Officiel, l’Etat a donc finalement décidé de reconnaître le 23 mai comme date commémorative de l’esclavage en métropole par les associations regroupant les Français d’Outre-mer.
« Cette date rappelle, d’une part, celle de l’abolition de l’esclavage en 1848, et, d’autre part, celle de la marche silencieuse du 23 mai 1998 qui a contribué au débat national aboutissant au vote de la loi reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’humanité », souligne le Premier ministre François Fillon dans la circulaire.

« La date du 23 mai sera, pour les associations regroupant les Français d’Outre-mer de l’Hexagone, celle de la commémoration du passé douloureux de leurs aïeux, qui ne doit pas être oublié », poursuit-il. Parallèlement, la journée "nationale" de commémoration du 10 mai « consacrée à l’histoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions » est maintenue.
Au total, la circulaire liste jusqu’à sept dates commémoratives consacrées à l’esclavage et à son abolition. Outre les journées des 10 et 23 mai, seront célébrées des journées de commémoration de l’abolition de l’esclavage à Mayotte le 27 avril, le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe, le 10 juin en Guyane et le 20 décembre à La Réunion (conformément au décret du 23 novembre 1983).

« La journée de commémoration du 10 mai, comme chacune des dates rappelées dans cette circulaire, contribue à l’unité et à la cohésion sociale de notre pays, en permettant notamment aux jeunes générations d’en connaître toute son histoire, dans le partage, en évitant d’occulter, de fragmenter, de limiter le champ chronologique et géographique, voire d’opposer des faits et des mémoires. A ce titre, ces journées participent pleinement au calendrier français de la mémoire » conclut le texte.




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Réactions

Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer

« La circulaire n° 5294/SG publiée au Journal Officiel du 2 mai 2008 signée par le Premier Ministre, vient de mettre un terme à la contestation du 10 mai par les principales associations de Français originaires d’outre-mer.
(...) Cet apaisement voulu par le Président de la République va enfin permettre le consensus qui manquait pour légitimer le 10 mai auprès d’une grande partie des Français d’Outre-mer dans l’hexagone.

(...) Le 23 mai restera ainsi, pour les associations qui depuis plusieurs années en ont pris l’habitude, un jour de mémoire désormais reconnu par les Pouvoirs publics mais dont elles fixeront elles-mêmes l’organisation avec la participation de la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer. »

Comité Marche du 23 mai 1998

« Le Comité Marche du 23 Mai 1998 (CM98), association nationale défendant la mémoire des victimes de l’esclavage colonial, présidé par le professeur Serge Romana, se félicite de la publication, ce 2 mai 2008, de la circulaire n°5284/SG qui officialise la journée du souvenir des victimes de l’esclavage colonial, organisée par les associations des originaires d’outre-mer, tous les 23 mai depuis dix ans.

En prenant cette décision, Nicolas Sarkozy respecte l’engagement pris devant les Français d’outre- mer, lors de sa campagne électorale et met un terme à la guerre opposant la mémoire abolitionniste de la République à celle des Français descendants d’esclaves.

(...) Le CM98 se réjouit que la République reconnaisse la nécessité et le besoin impérieux qu’éprouvent les Français originaires d’outre-mer d’honorer le « passé douloureux de leurs aïeux, qui ne doit pas être oublié ». Ce faisant, la République accepte leur identité spécifique de Français descendants d’esclaves et ouvre la voie à une citoyenneté apaisée des Antillais, des Guyanais et des Réunionnais vivant en France hexagonale. »


http://www.rfo.fr/article1619.html


Message édité par telespec le 02-05-2008 à 19:52:32
n°16
ANOULEVE97​3
Posté le 06-05-2008 à 08:07:10  profil
 

________réponse  à  telespec______________________ ______________________________ _______
C'est tout à fait vrai,  au sujet de la Commémoration de l'Esclavage (voir circulaire n° 5284/SG)
et celà l'est tout autant concernant la date du 17 Avril 2008, jour du décès d' Aimé CESAIRE...


Il faut que les évènements touchant nôtre Diaspora Noire dans le monde soient à l'avenir
COMMEMORES  SYMBOLIQUEMENT  par UNE DATE,  UN  JOUR du calendrier!..
Quoi de plus normal,  car,   comment PERENNISER  un  "évenement"  dans le temps,  si rien n'est fait dans le but d' ENTRETENIR  la  MEMOIRE  COLLECTIVE,
celà,  pour  les  générations  futures!..
La question reste posée?..


Pour reprendre l'idée de "Panthéonisation d' Aimé CESAIRE":  OUI! Mais,  SEULEMENT  sa "Plaque
de marbre gravée en lettres d'or",  car nous sommes dans un système où,  la  France ne reconnaît
ses Grands Hommes que dans un MONUMENT de pierre reconnu de tous!..

Aimé  CESAIRE,
L' Exemple  à  suivre...

ANOULEVE973

n°72
leyn2
Posté le 19-01-2009 à 11:42:09  profil
 

Et si nous faisions du 10 mai 2009 un jour mémorable pour la Caraibe!!!!

Un ami a moi (ich2moun) a eut une idée formidable que je ne peux pas garder pour moi:

"Le 10 mai a minuit, que le son du tamboure, qui est l'élément représentatif de l'esclavage, retentisse dans toute la Caraibe pendant 5 minutes. "
Imaginez ce que ca ferait d'entendre ces sons, provenant de partout, qui résonneraient dans les corps et les coeurs de chaques caraibéens, réveillant chaques îles.

Ce serait une façon spirituelle et à notre image de commémorer ce jour que l'on nous a donné. A nous d'en faire quelque chose de mémorable pour les anciennes et nouvelles générations.

Qu'en pensez vous? Ce serait tout à fait réalisable avec internet aujourd'hui et le bouche à oreilles....

n°73
telespec
Posté le 19-01-2009 à 18:55:44  profil
 

leyn2 a écrit :

Et si nous faisions du 10 mai 2009 un jour mémorable pour la Caraibe!!!!

Un ami a moi (ich2moun) a eut une idée formidable que je ne peux pas garder pour moi:

"Le 10 mai a minuit, que le son du tamboure, qui est l'élément représentatif de l'esclavage, retentisse dans toute la Caraibe pendant 5 minutes. "
Imaginez ce que ca ferait d'entendre ces sons, provenant de partout, qui résonneraient dans les corps et les coeurs de chaques caraibéens, réveillant chaques îles.

Ce serait une façon spirituelle et à notre image de commémorer ce jour que l'on nous a donné. A nous d'en faire quelque chose de mémorable pour les anciennes et nouvelles générations.

Qu'en pensez vous? Ce serait tout à fait réalisable avec internet aujourd'hui et le bouche à oreilles....



Le 10 mai est totalement rejeté par toutes les associations, historiens, élus et ressortissants de l’outremer  c'est pour cette raison que la 23 mai a été reconnu donc l'idée de ton ami n'aura aucun effet à moins qu'il lance l'appel pour le 23 mai.

Pour la Caraïbes c'est complètement impensable même en outremer les dates sont différentes et intouchables (n'oublions pas l'affaire Madassamy).


Message édité par telespec le 19-01-2009 à 19:00:40
n°85
ich2moun
Posté le 15-02-2009 à 18:08:58  profil
 

yé cric!

nom' moin sé Ich2moun, men ni fos a 2moun ,tou sa adan en sel moun.
é sé konsa ba tout moun.

zot paré ba 2009
tout' caraibe la en nwè ,pani portab' ,pani télé yin ki tambou ti bois.
si zot wouè nou rivé fè sa ( 5 min) moun key vini en toute caraibe la  pou sa senti fos a tambou'a.
mi konsa nou pé sauvé haiti.
sonjé sé yo ki lévé ba nou.
yé crac!




n°100
ich2moun
Posté le 11-03-2009 à 04:19:35  profil
 

Leyleyne chérie

n°240
appelresis​tant
Posté le 13-05-2010 à 22:42:20  profil
 

Des Résistants au nazisme
en appellent à la reconnaissance
de la Résistance noire aux déportations et à l’esclavage
 planifiés par le colonialisme

Du XVIème au XIXème siècle, des résistants noirs n’ont cessé de mener la lutte contre les déportations et l’esclavage planifiés par le colonialisme.
Sur les bateaux négriers, nombreuses furent les révoltes. Fuyant les plantations, les nègres marrons prenaient le maquis et se regroupaient en sociétés solidaires (quilombos, palenques) pour se libérer de la servitude imposée par les colonisateurs.
Cette Résistance donna naissance à la première République noire du monde. La République d’Haïti joua un rôle majeur dans le processus qui déboucha sur l’abolition, par les Européens, de la traite négrière et de l’esclavage.
Dans l’Europe occupée par les nazis, nous aussi, en tant que Résistants, avons organisé des maquis pour lutter contre les déportations et l’esclavage qui sévissait dans les camps, nous aussi avons lutté contre des méthodes qualifiées par Aimé Césaire de « procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie, les Coolies de l'Inde, et les Nègres d'Afrique. »  
En ces journées de commémoration organisées autour du 10 mai, date officielle de la Mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, nous lançons, de Nantes, un appel solennel pour qu’un devoir d’histoire trop longtemps occulté soit enfin assumé.
Nous, Résistants, demandons que les Etats inscrivent aux programmes scolaires, l’étude de la Résistance noire aux déportations et à l’esclavage planifiés par le colonialisme, au même titre qu’est enseignée la Résistance européenne aux déportations et à l’esclavage planifiés par le nazisme.

Premiers signataires :

Raymond Aubrac (résistant), Ernest Barreau (résistant), Walter Bassan (résistant déporté), Henry Duguy (résistant), Odette Roux (résistante), François Spirlet (résistant déporté)

Nom :                                 Prénom :                      Commune :                  Signature :

Si vous avez été déporté(e), et si vous le souhaitez, vous pouvez le préciser

Cet appel, sera rendu public à Nantes le dimanche 9 mai 2010, lors des manifestations organisées par le Collectif du 10 Mai sur le thème :
La Résistance noire à l’esclavage, ces noirs qui ont fait l’histoire

Cet appel a reçu le soutien de :

Louis Sala-Molins, professeur émérite de philosophie politique à la Sorbonne et à Toulouse
Olivier Le Cour Grandmaison, professeur de sciences politiques et de philosophie politique à l’Université d'Evry-Val-d'Essonne
Hector Elisabeth, sociologue, à l’Université des Antilles et de la Guyane,
Elikia M’Bokolo, historien spécialisé sur l’Afrique, a été directeur d'études à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, actuellement professeur à l'Institut des Sciences et Techniques Humaines (ISTH)
Raphaël Confiant, écrivain
Miguel Benasayag, ancien résistant guévariste en Argentine, professeur invité à l’Université de Lille 3
Alain Anselin, anthropologue

Renvoyer l’appel signé à :
Alain Vidal, référent Histoire du « Collectif du 10 Mai »
5 avenue Louis Vasseur 44 000 Nantes
appel.resistant@gmail.com           téléphone : 02 40 89 32 03    
 

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10 MAI